Namensbeitrag für „La Lettre Diplomatique“
1. Januar 2019

Namensbeitrag von Ministerpräsident Armin Laschet für „La Lettre Diplomatique“

bislang nicht bewertet
 

„La Lettre Diplomatique“, Ausgabe Januar 2019

Die Brillanz und die Notwendigkeit der Idee der europäischen Einigung sind längst nicht mehr jedem geläufig. Populistische Bewegungen in ganz Europa stellen in Frage, was uns über Jahrzehnte Frieden und Wohlstand beschert hat. Es ist ein Paradox: in einer Zeit, in der Herausforderungen wie die Globalisierung, die Digitalisierung oder der weltweite Migrationsdruck mehr europäische Kooperation denn je erfordern, haben ausgerechnet jene Zulauf, die den Menschen Abschottung und einen neuen Nationalismus predigen. Dabei brauchen wir mehr Europa: in der Energie- und Klimapolitik, bei Migrationsfragen, der Kooperation unserer Geheimdienste sowie der Sicherheits- und Verteidigungspolitik – aber auch und vor allem bei Wirtschaft, Wissenschaft und Kultur. Dafür braucht es eine neue europäische Dynamik. Ein Land allein aber kann heute eine solche Dynamik nicht entfachen. Die deutsch-französische Freundschaft kann und muss daher wieder zum Motor der Europäischen Union werden.

Nur wenige Länder gehen die entscheidenden Fragen der europäischen Integration mit einer solchen Ernsthaftigkeit und Beharrlichkeit an wie Frankreich. Mit seiner bewegenden Rede zum hundertsten Jahrestag des Endes des „Grande Guerre“ hat Staatspräsident Emmanuel Macron erneut eindrucksvoll deutlich gemacht, dass Frankreich den Weg in die europäische Zukunft gemeinsam mit Deutschland gehen will. Von dieser gemeinsamen Chance bin ich überzeugt. Wir brauchen mehr europäischen Gestaltungswillen – auch und gerade in Deutschland. Wir müssen gemeinsam mit Frankreich Führungsverantwortung bei der Gestaltung der Zukunft Europas übernehmen. Ich bin daher sehr dankbar, als deutsch-französischer Kulturbevollmächtigter gemeinsam mit Frankreich am vereinten Europa der Zukunft arbeiten zu können. Dabei möchte ich zwei Schwerpunkte setzen.

Erstens: wir müssen die europäisch-kulturelle Dimension der Künstlichen Intelligenz viel stärker in den Blick nehmen. Künstliche Intelligenz ist das Thema der Zukunft, denn sie wird unser gesamtes Leben in einem Tempo verändern, das wir uns heute kaum vorstellen können – technisch, wirtschaftlich und  gesellschaftspolitisch. Wir brauchen auch hier mehr Europa. Nicht nur, weil jeder einzelne Mitgliedsstaat allein zu klein ist, um technologisch an der Spitze zu stehen. Europa muss sich bei diesem Thema auch deshalb eng zusammenschließen, weil wir gemeinsam ethische Standards für die Nutzung und den Umgang mit KI definieren und durchsetzen müssen. Die Entwicklungen in China müssen uns mit großer Sorge erfüllen. Dort werden Digitalisierung und KI dazu genutzt, einen totalitären Überwachungsstaat zu schaffen, der seinen Bürgern nicht einmal im privatesten Umfeld noch irgendeinen Raum der Freiheit zugesteht. Aber auch der Umgang mit Daten und die Bildung übermächtiger Monopole durch Internetkonzerne digitale Plattformen in unseren westlichen Volkswirtschaften bedürfen eines klaren Ordnungsrahmens. Bei der Gestaltung eines solchen Ordnungsrahmens sollten Frankreich und Deutschland gestaltend vorangehen. Denkbar wäre etwa die Gründung einer neuen digitalen Montanunion, die sich mit Künstlicher Intelligenz und dem Rohstoff unserer Zeit – den Daten – beschäftigt. Eine solche „KI-Digitalunion“ könnte dazu beitragen, dass Europa in der Digitalisierung einen dritten Weg zwischen autoritärer Kontrolle und kommerzieller Monopolisierung aufzeigen kann.

Zweitens: wir müssen den deutsch-französischen Austausch von Menschen ohne akademischen Hintergrund deutlich stärken. Bildungspolitik ist in einem vereinten Europa nicht nur innerhalb der eigenen Landesgrenzen anzulegen, sondern muss genauso wie die Bereiche Forschung oder Wirtschaft international ausgerichtet erfolgen. Globalisierung und Digitalisierung erfordern Kompetenzen wie vernetztes Denken, Interkulturalität oder Konfliktmanagement. All dies kann eine Auslandserfahrung mit sich bringen. Als Ministerpräsident des Landes Nordrhein-Westfalen ist mir die Bildungspartizipation aller Schichten ein besonderes Anliegen. Wir müssen allen Menschen Perspektiven eröffnen, um Teilhabe am wirtschaftlichen, sozialen und kulturellen Leben zu ermöglichen. Ich möchte den deutsch-französischen Austausch deshalb vor allem jenseits akademischer Formate ausweiten, etwa durch Schaffung gemeinsamer Berufsschulen. Die europäische Einigung darf nicht nur ein Projekt der akademischen Eliten sein, sondern muss allen Menschen zu Gute kommen. Ein gemeinsamer europäischer Bildungsraum sollte das Ziel sein. Die Bildungsvorhaben, die im neuen Élysée-Vertrag enthalten sind, möchte ich mit Leben füllen – den Ausbau der Partnersprache vorantreiben, Mobilität für alle möglich machen, die Vergleichbarkeit von Schulabschlüssen fördern sowie Vorhaben der Beruflichen Bildung weiterentwickeln.

In diesen Zeiten kommt es in besonderem Maße auf Deutschland und Frankreich an, neue Ideen zu entwickeln, wie wir die nächsten Schritte der europäischen Integration gehen können. Robert Schuman, Jean Monnet und Konrad Adenauer, François Mitterrand und Helmut Kohl waren trotz vieler Widerstände bereit, mit Mut auf diesem europäischen Weg voran zu gehen. Diesen Mut brauchen wir auch heute.

− Armin Laschet −






« La Lettre Diplomatique » - numéro de janvier 2019

La brillance et la nécessité de l'idée de l'unification européenne ne sont plus courantes depuis longtemps.  Les mouvements populistes à travers l'Europe remettent en question ce qui nous a apporté la paix et la prospérité pendant des décennies.  C'est un paradoxe : à l'heure où des défis tels que la mondialisation, la numérisation ou la pression migratoire mondiale exigent plus de coopération européenne que jamais auparavant, ce sont précisément ceux qui prêchent l'isolement et un nouveau nationalisme aux populations qui suscitent l’intérêt. Nous avons besoin de plus d'Europe : dans la politique énergétique et climatique, dans les questions de migration, dans la coopération entre nos services secrets et dans la politique de sécurité et de défense - mais aussi et surtout dans les affaires, la science et la culture. Cela nécessite une nouvelle dynamique européenne. Mais un pays ne peut à lui seul déclencher une telle dynamique aujourd'hui. L'amitié franco-allemande peut et doit donc redevenir le moteur de l'Union européenne.

Peu de pays abordent les questions cruciales de l'intégration européenne avec autant de sérieux et de persévérance que la France. Dans son émouvant discours à l'occasion du centenaire de la fin de la « Grande Guerre », le Président Emmanuel Macron a une fois de plus clairement exprimé la volonté de la France de s'engager avec l'Allemagne sur la voie de l’avenir européen. Je suis convaincu de cette opportunité commune. Nous avons besoin d'une plus grande volonté créative européenne, y compris et surtout en Allemagne, avec la France, nous devons assumer une responsabilité de premier plan dans la construction de l'avenir de l'Europe. Je suis donc très reconnaissant de pouvoir travailler avec la France sur l'Europe unie du futur en tant que représentant culturel franco-allemand. Je voudrais fixer deux priorités à cet égard.

Premièrement, nous devons examiner de plus près la dimension culturelle européenne de l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle est le sujet de l'avenir, parce qu'elle changera toute notre vie à un rythme que nous pouvons difficilement imaginer aujourd'hui - techniquement, économiquement et en termes de politique sociale nous avons besoin de plus d'Europe ici aussi. Non seulement parce que chaque État membre est trop petit pour être à la pointe de la technologie. L'Europe doit également travailler en étroite collaboration sur cette question, car nous devons définir et appliquer conjointement des normes éthiques pour l'utilisation et le traitement de l'IA. L'évolution de la situation en Chine doit nous préoccuper au plus haut point. La numérisation et l'intelligence artificielle y sont utilisées pour créer un État totalitaire de surveillance qui ne laisse aucune liberté à ses citoyens, même dans l'environnement le plus privé.  Mais le traitement des données et la formation de monopoles écrasants par les plates-formes numériques des sociétés Internet dans nos économies occidentales exigent également un cadre réglementaire clair. La France et l'Allemagne devraient prendre l'initiative d'élaborer un tel cadre réglementaire. Une option envisageable serait la création d'une nouvelle union numérique du charbon et de l'acier traitant de l'intelligence artificielle et de la matière première de notre temps - les données. Une telle « union numérique de l'IA » pourrait aider l'Europe à montrer une troisième voie entre le contrôle autoritaire et la monopolisation commerciale de la numérisation.

Deuxièmement, nous devons renforcer considérablement les échanges franco-allemands de personnes sans formation universitaire. Dans une Europe unie, la politique de l'éducation ne doit pas seulement s'appliquer à l'intérieur des frontières nationales, mais elle doit aussi être orientée à l'international, au même titre que la recherche ou les entreprises. La mondialisation et la numérisation exigent des compétences telles que la pensée en réseau, l'interculturalisme et la gestion des conflits. Tout cela peut apporter avec lui une expérience étrangère. En tant que Ministre-président du Land de Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, la participation de toutes les classes à l'éducation me tient particulièrement à cœur. Nous devons ouvrir des perspectives pour tous les peuples afin de leur permettre de participer à la vie économique, sociale et culturelle. Je voudrais donc étendre les échanges franco-allemands au-delà des formats académiques, par exemple en créant des écoles professionnelles communes. L'unification européenne ne doit pas seulement être un projet pour l'élite académique, mais doit profiter à tous les peuples. L'objectif devrait être un espace européen commun de l'éducation. J'aimerais remplir de vie les projets éducatifs contenus dans le nouveau contrat de l'Élysée - promouvoir le développement de la langue partenaire, rendre la mobilité possible pour tous, promouvoir la comparabilité des diplômes de fin de scolarité et développer davantage les projets de formation professionnelle.

En ces temps difficiles, il est particulièrement important pour l'Allemagne et la France de développer de nouvelles idées sur la manière dont nous pouvons franchir les prochaines étapes de l'intégration européenne. Robert Schuman, Jean Monnet et Konrad Adenauer, François Mitterrand et Helmut Kohl étaient prêts, malgré de nombreuses résistances, à avancer courageusement sur cette voie européenne. C'est le courage dont nous avons besoin aujourd'hui.

− Armin Laschet −

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